I hope you had the time of your life

Green Day en concert. Autant vous dire que jusqu'à la dernière minute, je ne réalisais pas trop ce que j'allais vivre, et je prenais tout ce qui venais avec un calme très étrange. Nous sommes d'ailleurs arrivées vers 18h30 à la gare d'Anvers (qui entre parenthèses est impressionnante, vous avez déjà vous des lignes de train superposées vous ?) et devions prendre le tram jusqu'au Sportpaleis, mais copine Eliza nous a gentiment proposé de venir nous chercher. Eliza, la fille qui tombe toujours à pic ! Là-bas, toujours étrangement calme, on décide d'aller manger un morceau : places numérotées, rien ne sert de courir. Résultat, on ne voit pas l'heure et on entre enfin vers... 20h. On a raté la première partie mais bon, je vais pas m'en plaindre, il parait que l'ambiance était à zéro. Et là, je me prend tout le stress d'un coup. Voir 12000 personne attendre un groupe international comme Green Day et vous dire que vous aussi, vous êtes là, ça donne des frissons. Après le petit show d'un lapin bourré qui nous faire danser YMCA (ça aussi, super impressionnant vu des gradins !) les lumières vont finir par s'éteindre. Et là, c'est la fin du monde. Je vous promets, je pourrais vous le jurer, que du début à la fin je n'ai jamais vu une telle osmose entre un groupe et son public, jamais. C'est certain, il y a toujours des personnes qui n'ont rien à faire là et qui préfèrent parler plutôt que d'écouter, il y a aussi des personnes qui vivent leur concert plus calmement que d'autres (et des autistes qui ne bougent pas aussi), mais l'ambiance, moi je l'ai trouvée. Green Day ? Des bêtes de scène, tout simplement. Entre Billie Joe qui s'égosille à nous faire crier entre toutes les chansons, Tré Cool et son soutif rouge, Mike qui se déchaine, les feux d'artifice et l'écran qui diffuse des images, on ne sait plus où donner de la tête. Je vais vous épargnez les "J'ai vu les fesses de BJ hiiiii" et autres cris de goret. Et je ne vais pas vous la faire longue non plus. Car ce qui m'a frappé, c'est leur simplicité. Ils sont drôles, font monter des tas de personnes sur la scène dont un tout petit trop mignon, balancent des t-shirts dans le public (comme Fall Out Boy tiens, on voit que le petit Pete W. est fan!), arrosent tout le monde avec un tuyau, BJ donne même son micro pendant une chanson entière à un gars qui a tout géré ! Je vous avoue que j'étais au bord des larmes du début à la fin et que c'est la première fois qu'un concert me fait ça. J'ai adoré tout, toutes les chansons, même celles que je ne connaissais pas. C'était l'hystérie sur "Basket Case" et "St Jimmy", la folie sur "Jesus of Suburbia". Je crois que j'ai du pleurer sur toutes les chansons calmes du genre "Boulevard of Broken Dreams", "Are We The Waiting". Sans vous parler de cette putain de fin en apothéose avec "Wake me up When September Ends" et "Good Riddance". Pendant plus ou moins 2h30 ils nous ont fait sauter, crier, chanter, pleurer et je vous promets qu'à la prochaine, je serai la.

Billie Joe a dit "I hope you had the time of your life".
Sure I had !

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 18:03

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 08:29

C'est la rentrée ! :D

Voilà voilà, j'ai envie d'écrire, de parler de cette fameuse rentrée après un échec cuisant. Je recommence cette année avec beaucoup plus d'entrain que je ne l'avais commencée l'année passée. Le retour à l'internat était fracassant, et je ne quitterai cette petite bande de meuf pour rien au monde. De nouvelles têtes ont fait leur apparition, et la plupart sont sympa et se sont déjà bien intégrées. Il faut dire qu'on est sympa, oui oui !
Hier soir, c'était le verre d'accueil du **F. C'était nul à chier. Certaines têtes restent agréables, d'autres changent, sans trop comprendre pourquoi, et ça me fout la gerbe. Quelqu'un qui ne sait pas rester intègre car il est dans une relation, n'est, j'estime, pas quelqu'un de bien. Ou quelqu'un de trop influencable, et donc pas assez "trustworthy" (je ne trouve pas le mot en français, s'il y en a un xD). Enfin bref. Le **F c'est des pédés.
J'ai eu ma première heure de cours ce midi, traduction russe, et c'était sympa. Le groupe par contre... Enfin non, je ne les connais pas, je ne peux pas juger. Mais je retrouve quelques têtes sympathiques qui étaient avec moi en première, alors je pense que ça va mieux se passer. Mais j'ai quand même un sourire amer quand je pense à cet Erasmus manqué, quand je vois ces photos sur FB, de untel qui est à Moscou, de untel qui est à Glasgow. Ca me fout la gerbe, d'autant plus que je reçois encore les mails de la coordinatrice Erasmus de l'université de Lancaster, étant donné que je ne suis pas encore désinscrite. J'ai mon ventre qui se tord. J'aurais pu y être, dans 9 jours, à Lancaster. Mais bon, on ne change pas le passé, on ne peut que l'accepter, n'est-ce pas. Et puis ce n'est que partie remise. J'y serai l'année prochaine, pour 4 bons mois. Je donnerai tout. C'est tout de même un rêve qui se réalise, et je ne le laisserai pas me filer entre les doigts, bon sang !
On a été à la piscine cet aprèm. Ca fait du bien de se défouler un peu, et on a décidé d'y aller au moins deux fois par semaine, d'autant plus qu'on bénéficie d'une petite réduction avec l'internat. Bref, vous l'aurez compris je crois, c'est un nouveau départ sur les chapeaux de roue : je suis les cours, je rencontre des gens, je fais du sport. Il ne reste plus qu'à gagner un peu d'argent et je pourrai dire que je serai pleinement heureuse :D !

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 11:18

Do you know how it feels to be afraid ? Lying there frozen With my eyes wide open

J'ai peur, et bien trop souvent. Je suis lunatique en ce moment. Je pleure pour un rien, hurle pour un rien. Je fais des crises de colère parfois incontrôlables. Comme un besoin d'exploser, de frapper pour ne pas m'effondrer. Comme si c'était ça qui me sauvait. Et mon comportement m'effraie. Et je m'énerve. Je m'étais fixé des objectifs bien précis, j'étais déterminée. Et je n'y suis pas arrivée. Je n'y arrive pas. C'était pourtant simple, merde. Il faut que je le fasse. Que je cesse de mentir. Aux autres comme à moi-même. Je ne suis pas faite pour ça vous savez. Il faut que je me lance, que je balance cette peur qui me prend aux tripes et que j'y aille, à fond, sans regarder en arrière. Parce que c'est ça qui me bloque, vous savez. C'est ça qui m'empêche d'avancer. Je suis la, debout, à regarder les autres vivre leur vie, avancer, atteindre leurs buts. Sans m'attendre. Je suis immobile, enchaînée à tout ça.

& I call out, I call out for change.
For every moment that remains.
For every sinking stone to find its place,
long before they're washed away.

Ca me retient. Ca m'emprisonne. Je suis une bombe à retardement. Il faut que je me débarrasse de ce poids. Sinon, c'est l'explosion.

To be free is all we wanna be when everything seem so far, out of reach.
I need to know, no matter where we go, I'll never stop believing in me.
Do you know how it feels to be afraid ? Lying there frozen With my eyes wide open

# Posté le lundi 17 août 2009 08:47

I saw the youth dancing on top of the world Killing violence forever

I saw the youth dancing on top of the world  Killing violence forever
L'autre jour, j'ai eu des frissons en écoutant une vieille vieille chanson grâce à la lecture aléatoire de mon iTunes. Une chanson qui est finalement pas si vieille que ça pour moi. C'est fou comme le temps passe vite. Comme des gens entrent et sortent de votre coeur sans rien demander. En coup de vent. Mais celui-là fut un grand coup de vent, et ça peut paraître bête comme ça, mais il a été important, ce coup de vent. "J'voudrais m'arrêter, j'peux plus respirer dans ce monde parmi vous". Dire que, seulement quelques années auparavant, je vous aurais dit ça le plus sincèrement du monde. Cette phrase était un peu mon leitmotiv, si si, on dirait pas hein ? Je n'aimais pas les gens, l'école, les sorties. Je n'aimais que ma solitude, à vrai dire. J'étais invisible, c'est tout. "Faites-moi de la place, juste un peu de place pour ne pas qu'on m'efface", je vous aurais dit tristement. Mais tout a changé. Voilà pourquoi ce coup de vent était important. Parce qu'il m'a fait rencontrer les bonnes personnes au moment où j'en avais besoin. Ces mêmes personnes qui m'ont fait comprendre que ce n'est pas aux autres de me faire de la place. C'est moi, et moi seule, qui doit trouver ma place, ME faire de la place là ou il n'y en a pas, là ou je veux aller. Tout entreprendre pour réussi ce que je veux. Et je le ferai, je vous jure. Plus jamais je ne me laisserai marcher sur les pieds.

Sinon, je travaille à Walibi avec ma xMadamePipi, et on a eu des places gratuites. Le prix à payer ? Un énorme bleu à la hanche dans la Radja River, et rester coincée tout au dessus de la grande descente dans le Flash Back, secourue par des monsieurs de la sécurité, qui avaient beau me dire de rester calme et de prendre leurs mains, j'ai quand même bien flippé quand j'ai cru passer par dessus bord. Mais tout va bien. Je suis forte.
Maitre de ma vie, comme dirait l'autre.

# Posté le samedi 18 juillet 2009 13:10

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 10:24